Numéro du document
95-170
Type d'impôt
Taxe de vente au détail et taxe d'utilisation
Description
Procédures d'audit ; Techniques d'échantillonnage
Sujet
Recouvrement des impôts en souffrance
Date d'émission
06-23-1995
23 juin 1995



Re : §58.1-1821 Application : Taxe sur les ventes au détail et la taxe d'utilisation


Chère *****************.

Nous répondons ainsi à votre lettre de septembre 19, 1994 dans laquelle vous demandez la correction de l'évaluation de l'audit de la taxe sur les ventes et l'utilisation de ************* (le contribuable") pour la période allant de décembre 1988 à février 1992.
FAITS

Le contribuable exerce une activité de broderie et de vente au détail. Les dettes fiscales sur les ventes et les dépenses d'achat ont été extrapolées sur la base d'un échantillon de trois mois et de vingt-et-un mois respectivement. La majorité des dossiers du contribuable antérieurs au mois de novembre 1990 n'étaient pas disponibles en raison d'un incendie survenu chez le contribuable. Le contribuable conteste la validité des méthodes d'échantillonnage d'audit utilisées par le département pour projeter la dette fiscale pour la période pour laquelle les registres n'étaient pas disponibles. Le contribuable affirme également que des articles destinés à la revente ont été inclus dans la liste d'exceptions des achats figurant dans les documents de travail de l'audit
DÉTERMINATION

L'échantillonnage est une technique d'audit d'une grande valeur qui est largement utilisée dans les secteurs public et privé pour tous les types d'audits lorsqu'un audit détaillé ne serait bénéfique ni pour l'auditeur ni pour le client. Lorsque les techniques d'échantillonnage sont comprises et correctement appliquées, le résultat final doit se situer dans une fourchette de pourcentage étroite par rapport au montant réel qui serait déterminé par un audit détaillé.

Les tribunaux ont toujours considéré qu'un avis d'imposition émis par les autorités compétentes est à première vue correct et valide et qu'il incombe au contribuable de prouver le contraire. Le contribuable doit donc démontrer que l'échantillon utilisé n'est pas représentatif de la période d'audit ou qu'il présente d'autres défauts qui l'invalident. En l'espèce, le contribuable n'a pas présenté d'éléments permettant de contester la validité de l'échantillon utilisé. Compte tenu du fait que les documents dont disposait l'auditeur étaient limités en raison de l'incendie, j'estime que l'auditeur a raisonnablement tenté de choisir des périodes d'échantillonnage représentatives des pratiques de vente et d'achat du contribuable. Je sais que vos dossiers ont été détruits par un incendie, mais si vous pouvez me fournir d'autres informations montrant que le taux de conformité était nettement plus élevé au cours de la période précédant l'incendie, j'accepterai de réexaminer cette question.

Il est également indiqué dans votre lettre que l'auditeur a relevé certains éléments, à savoir le support en tissu utilisé pour la broderie et les dessins, qui sont transférés avec les vêtements au client. Sur la base d'un examen des documents de travail de l'audit par un membre de mon personnel, il ne semble pas que de tels articles soient inclus dans la liste des exceptions en matière d'achats de l'audit. Je demande à l'auditeur d'examiner la liste des exceptions en matière d'achats pour s'assurer qu'aucun article de revente n'est inclus dans la lacune d'audit et le département ajustera la lacune en conséquence.

Bien que je compatisse à votre situation, je ne vois aucune raison de corriger l'audit. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à contacter le Bureau de la politique fiscale à l'adresse ****************.

                        • Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments distingués,


                          Danny M. Payne
                          Commissaire à la fiscalité

OTP/8504K

Décisions du commissaire fiscal

Dernière mise à jour 08/25/2014 16:46